Comprendre son cerveau pour mieux tenir
Pourquoi arrêter de fumer déstabilise mentalement ?
Arrêter de fumer, c’est supprimer un repère. La cigarette accompagnait des émotions et des transitions : “je commence”, “je souffle”, “je me récompense”, “je gère”. Quand elle disparaît, on peut ressentir un vide, une agitation, parfois une tristesse. Cette phase ne signifie pas que l’arrêt est une mauvaise idée : elle signifie que le cerveau est en train de réapprendre un fonctionnement sans tabac.
Une autre difficulté fréquente est la peur : peur de ne pas tenir, peur de grossir, peur de devenir irritable, peur de “perdre un refuge”. Ces anticipations amplifient le stress et peuvent augmenter le risque de rechute. Les identifier permet déjà de reprendre du contrôle.
Le cerveau fonctionne par associations et répétitions. Plus un comportement est répété, plus il devient automatique. C’est pour cela qu’une envie peut surgir même après plusieurs jours : une odeur, un lieu, une émotion, un timing précis (pause, fin de repas) suffit à rallumer l’automatisme. La bonne nouvelle, c’est qu’à chaque envie traversée sans cigarette, l’association perd de sa force.
Un objectif réaliste : réduire la fréquence et l’intensité des envies
Le but n’est pas de “ne plus jamais avoir envie” dès la première semaine. Le but est de rendre les envies plus rares, plus courtes et moins fortes. Cette progression est souvent invisible au jour le jour, mais très nette sur plusieurs semaines.
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