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Étiquette : réduction des risques

Arrêter de fumer avec un pod : avantages et limites

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Arrêter de fumer avec un pod : avantages et limites

Pour de nombreux fumeurs en début de sevrage tabagique (notamment les petits consommateurs ou ceux qui souhaitent une transition simple) le pod est souvent cité comme une première étape vers la vape. Facilité d’utilisation, format compact… Aux premiers abords, ces petits kits qui ont envahi le marché de la cigarette électronique semblent avoir tout pour eux ! Mais est-ce réellement une solution pertinente pour remplacer la cigarette ? Quels sont les vrais avantages et les limites d’un pod lorsqu’on souhaite arrêter de fumer ? Oli & Vapo répondent à toutes vos questions… 

Pourquoi le pod est souvent recommandé pour arrêter de fumer ?

Lorsqu’un fumeur décide de se tourner vers la cigarette électronique, la première difficulté n’est pas toujours la nicotine, mais le changement d’habitudes. Le pod a justement été conçu pour réduire cette rupture et faciliter la transition.

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Une prise en main immédiate, sans réglages complexes

L’un des principaux freins à l’entrée dans la vape est la complexité perçue du matériel. Réglages de puissance, résistances, airflow, entretien… autant d’éléments qui peuvent décourager un fumeur débutant.

Le pod se distingue par sa simplicité d’utilisation. Dans la majorité des cas, il fonctionne sans bouton ou avec une activation automatique à l’aspiration. Il n’y a pas de paramètres techniques à ajuster, ni de manipulations compliquées.

Cette approche “plug and vape” permet au fumeur de se concentrer sur l’essentiel : ne pas allumer de cigarette. Pour un début de sevrage tabagique, cette simplicité est un véritable atout. Elle limite les erreurs, évite les frustrations et favorise une adoption rapide du dispositif.

Un tirage proche de la cigarette traditionnelle

Le pod est généralement conçu pour une inhalation indirecte (MTL). Ce type de tirage reproduit le schéma de la cigarette classique : on aspire d’abord la vapeur en bouche avant de l’inhaler.

Ce mode d’inhalation est particulièrement rassurant pour les fumeurs, car il conserve des repères familiers :

  • une aspiration serrée,
  • une sensation mesurée,
  • un rythme proche de celui du tabac.

Cette continuité gestuelle joue un rôle important dans l’arrêt du tabac, car elle agit sur la dépendance comportementale, souvent aussi forte que la dépendance à la nicotine.

Une solution adaptée aux petits fumeurs

En général, les petits fumeurs (moins de 10 cigarettes par jour) ont des besoins assez spécifiques. Ils recherchent une solution discrète, simple et proportionnée à leur consommation.

Le pod répond bien à ce profil : format compact, facile à transporter, puissance modérée, consommation de liquide raisonnable…

Dans ce contexte, le pod peut constituer un premier pas cohérent vers l’arrêt de la cigarette, sans surdimensionner le matériel ni compliquer inutilement l’expérience.

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Comment un pod peut aider dans le sevrage tabagique ?

Pour comprendre l’intérêt du pod dans l’arrêt du tabac, il est essentiel de revenir sur les mécanismes de la dépendance et sur la place de la vape dans une démarche de sevrage tabagique.

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Le rôle de la nicotine dans l’arrêt du tabac

La nicotine est la principale responsable de la dépendance au tabac. Cependant, ce sont surtout les produits de la combustion (goudrons, monoxyde de carbone, substances toxiques) qui sont à l’origine de la grande majorité des risques pour la santé.

La cigarette électronique permet de dissocier nicotine et combustion. Dans une démarche de sevrage tabagique, l’objectif n’est pas forcément de supprimer la nicotine immédiatement mais de supprimer la cigarette dans un premier temps.

Le pod permet une gestion simple du dosage de nicotine, ce qui est crucial au début : un taux insuffisant peut entraîner des envies de cigarette tandis qu’un taux adapté aide à stabiliser la transition.

Inhalation indirecte et sensations recherchées par les fumeurs

L’inhalation indirecte proposée par les pods correspond aux attentes de nombreux fumeurs : une vape mesurée, sans excès, qui privilégie la régularité plutôt que la performance.

Cette approche favorise une consommation fractionnée, proche de celle de la cigarette, ce qui peut faciliter la substitution. Le fumeur retrouve des sensations connues, sans être confronté à une vapeur trop abondante ou à des usages très différents.

Dans un contexte de sevrage tabagique, cette cohérence entre geste, rythme et sensation est souvent déterminante.

Pod et régularité de la consommation

Un autre avantage du pod est la régularité d’utilisation. Facile à transporter et rapide à utiliser, il incite à vapoter dès que l’envie de fumer se présente.

Cette disponibilité constante permet d’éviter les “temps morts” durant lesquels la tentation de la cigarette peut revenir. Pour un fumeur en début de sevrage, cette continuité est essentielle pour rompre durablement avec le tabac.

Les avantages concrets du pod pour un vapoteur débutant

Au-delà de la théorie, le succès du pod repose sur des bénéfices très concrets au quotidien…

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Format compact et usage discret

Le pod est généralement petit, léger et peu encombrant. Il se glisse facilement dans une poche ou un sac, ce qui le rend accessible à tout moment. Cette discrétion est appréciée par de nombreux fumeurs, notamment ceux qui vapotent au travail ou dans des contextes où la visibilité du matériel peut être un frein psychologique.

Entretien limité et coût maîtrisé

Pour un vapoteur débutant, l’entretien du matériel peut rapidement devenir une source de découragement. Le pod limite cet aspect : cartouches simples à remplacer, peu de nettoyage, fonctionnement globalement stable…

Cette simplicité permet également de maîtriser les coûts, un point important pour les fumeurs qui souhaitent arrêter sans investir dans un matériel complexe dès le départ.

Moins d’erreurs techniques au démarrage

Les erreurs de réglage ou de manipulation sont fréquentes chez les débutants. Le pod réduit ces risques en proposant une expérience cadrée et cohérente. Moins d’erreurs signifie moins de déceptions, et donc plus de chances de persévérer dans l’arrêt du tabac.

Les limites du pod pour arrêter de fumer

Si le pod présente de nombreux avantages, il n’est pas adapté à tous les profils… En parler ouvertement est essentiel pour éviter les attentes irréalistes.

Autonomie parfois insuffisante

La taille réduite du pod implique souvent une autonomie limitée. Pour certains fumeurs, notamment ceux qui sous-estiment leur consommation réelle, cela peut devenir contraignant. Une batterie trop juste ou un réservoir de faible capacité peut entraîner des situations frustrantes, surtout si le pod n’est pas rechargé à temps.

Puissance limitée pour certains profils

Le pod est conçu pour une vape modérée. Pour des fumeurs plus dépendants à la nicotine ou ayant un passé de consommation plus élevé, cette limite peut se traduire par un sentiment d’insatisfaction. Dans ces cas-là, le pod peut fonctionner comme une étape, mais pas nécessairement comme une solution durable sur le long terme.

Quand le pod ne suffit plus

Il arrive que le fumeur évolue dans son parcours de sevrage. Ses besoins changent, sa consommation se stabilise ou diminue, et ses attentes évoluent. Dans ces situations, le pod peut montrer ses limites. Ce n’est pas un échec, mais une évolution normale. L’important est d’adapter l’outil à la réalité du parcours et non l’inverse.

Pod ou autre e-cigarette : comment savoir si c’est le bon choix ?

Le pod n’est ni meilleur ni moins bon qu’un autre type de cigarette électronique. Il est simplement adapté à certains profils.

oli questionnement

Profils pour lesquels le pod est recommandé

Le pod convient particulièrement aux :

  • fumeurs en début de sevrage tabagique,
  • petits fumeurs,
  • personnes recherchant une vape simple et discrète,
  • vapoteurs souhaitant limiter les réglages et la maintenance.

Dans ces cas, il constitue un point d’entrée pertinent vers la vape.

Profils pour lesquels un autre matériel est préférable

À l’inverse, certains profils peuvent rapidement se sentir limités par un pod :

  • fumeurs ayant une forte dépendance,
  • personnes ayant besoin d’une autonomie importante,
  • vapoteurs souhaitant plus de contrôle sur leur vape.

Pour eux, un autre format de cigarette électronique peut s’avérer plus adapté.

Ce qu’il faut retenir…

Arrêter de fumer avec un pod est une option pertinente pour de nombreux fumeurs, à condition d’en comprendre les avantages et les limites. Simple, accessible et rassurant, le pod peut faciliter les premiers pas dans la vape et accompagner un début de sevrage tabagique. Cependant, il ne convient pas à tous les profils et peut nécessiter une adaptation au fil du parcours.

L’essentiel est de considérer le pod comme un outil au service d’un objectif : s’éloigner durablement de la cigarette.

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  • Peut-on vraiment arrêter de fumer avec un pod ?

    Un pod peut aider certains fumeurs à arrêter de fumer, notamment en début de sevrage. Il facilite la transition vers la vape grâce à sa simplicité, mais il doit être adapté au niveau de dépendance à la nicotine.

  • Quels sont les avantages d’un pod pour arrêter de fumer ?

    Les principaux avantages d’un pod pour arrêter de fumer sont sa simplicité d’utilisation, son tirage proche de la cigarette traditionnelle et sa capacité à accompagner un sevrage progressif. Il convient particulièrement aux fumeurs débutants et aux petits consommateurs.
  • Le pod est-il suffisant pour un petit fumeur ?

    Oui, le pod est souvent adapté aux petits fumeurs, car il offre une vape simple, modérée et proche des habitudes de la cigarette classique.
  • Quelle est la limite principale du pod pour arrêter de fumer ?

    La principale limite du pod est sa puissance et son autonomie. Pour certains profils plus dépendants, il peut devenir insuffisant à moyen terme.
  • Faut-il choisir un pod ou une cigarette électronique classique pour débuter ?

    Le pod est recommandé pour les débutants recherchant la simplicité. D’autres formats peuvent être envisagés si les besoins évoluent pendant le sevrage.

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Vapotage passif vs tabagisme passif : quelles différences pour la santé ?

tabagisme passif vs vapotage passif : risques et dangers

Vapotage passif vs tabagisme passif : quelles différences pour la santé ?

Lorsqu’un fumeur envisage d’arrêter le tabac, la question de l’impact sur l’entourage devient centrale. Beaucoup assimilent encore le vapotage passif au tabagisme passif, alors que ces deux expositions reposent sur des mécanismes très différents. Comprendre ces différences permet d’aborder le sevrage tabagique de manière plus sereine, pour le fumeur comme pour les non-fumeurs exposés.

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Le tabagisme passif : un risque sanitaire bien établi

Le tabagisme passif correspond à l’inhalation involontaire de la fumée de cigarette par les personnes présentes dans l’environnement du fumeur. Cette fumée est directement liée à la combustion du tabac, un phénomène responsable de la libération massive de substances toxiques dans l’air intérieur. Les effets du tabagisme passif sont aujourd’hui clairement reconnus par les autorités de santé.

Fumée secondaire et fumée tertiaire

La fumée secondaire est celle qui se diffuse directement dans l’air et qui est respirée par l’entourage. À cela s’ajoute la fumée tertiaire, constituée de résidus toxiques qui se déposent sur les murs, les textiles, les meubles ou encore les vêtements. Ces substances peuvent persister pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Cette pollution invisible explique pourquoi l’exposition au tabagisme passif ne se limite pas au moment où la cigarette est allumée.

Substances toxiques issues de la combustion

La combustion du tabac libère plus de 7 000 composés chimiques, dont des goudrons, du monoxyde de carbone et des particules fines. Ces substances sont directement responsables des effets nocifs du tabagisme passif. Contrairement à une idée reçue, fumer près d’une fenêtre ou sous une hotte n’élimine pas ces polluants. Ils se diffusent rapidement dans l’ensemble du logement.

Impacts sur les proches et les enfants

Les conséquences sanitaires du tabagisme passif sont bien documentées. Elles incluent une augmentation des troubles respiratoires, des risques cardiovasculaires et des irritations chroniques. Chez les enfants, l’exposition est associée à un risque accru d’infections respiratoires et d’asthme. Ces données expliquent les politiques de protection des non-fumeurs mises en place depuis plusieurs années.

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Le vapotage passif : de quoi parle-t-on exactement ?

Le vapotage passif correspond à l’inhalation involontaire de l’aérosol produit par une cigarette électronique utilisée à proximité. Contrairement à la cigarette classique, il n’y a pas de combustion de tabac. Cette différence technique est fondamentale pour comprendre les écarts d’exposition entre vapotage passif et tabagisme passif.

Différence entre fumée et aérosol

La cigarette électronique produit un aérosol issu du chauffage d’un e-liquide, et non une fumée de combustion. Cet aérosol est composé principalement de propylène glycol et de glycérine végétale, qui se dissipent rapidement dans l’air. Cette dispersion rapide limite fortement l’accumulation de polluants dans l’environnement. C’est un point clé dans l’évaluation du vapotage passif.

Absence de substances nocives ?

Les analyses de l’air ambiant montrent l’absence de monoxyde de carbone lors du vapotage. Les substances toxiques détectées le sont à des niveaux très faibles, nettement inférieurs à ceux observés avec la fumée de tabac. Cette différence s’explique par l’absence de combustion, qui est la principale source de toxicité du tabac fumé.

Ce que montrent les études récentes

Une étude menée par l’Institut norvégien de santé publique en 2022 indique que l’exposition passive au vapotage entraîne des concentrations de nicotine ambiante très faibles. Ces niveaux sont largement inférieurs à ceux mesurés lors du tabagisme passif. Les chercheurs concluent que l’exposition de l’entourage reste limitée dans des conditions normales d’utilisation.

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Vapotage passif vs tabagisme passif : une exposition comparable ?

Comparer vapotage passif et tabagisme passif permet de replacer les risques dans leur juste proportion. Si aucune exposition n’est totalement neutre, les données scientifiques montrent des écarts significatifs entre les deux situations.

Nicotine ambiante : quelles quantités ?

Lors du vapotage, la nicotine présente dans l’air ambiant est mesurée à des concentrations très faibles. Elle se dissipe rapidement et n’entraîne pas d’imprégnation durable de l’environnement. À l’inverse, la fumée de tabac maintient des niveaux élevés et persistants. Cette différence est essentielle pour comprendre l’impact réel sur les non-fumeurs.

Qualité de l’air intérieur

La qualité de l’air intérieur est fortement dégradée par la fumée de tabac, même après l’extinction de la cigarette. Avec le vapotage, l’aérosol ne laisse pas de résidus comparables sur les surfaces. Les études montrent une amélioration nette de la qualité de l’air lorsque le tabac est remplacé par la cigarette électronique.

Consensus scientifique actuel

Selon une synthèse de l’Inserm publiée en 2023, le vapotage passif représente une exposition bien moindre que le tabagisme passif. Les experts rappellent toutefois que le principe de précaution reste recommandé, notamment dans les lieux clos et en présence de personnes sensibles.

Un outil de transition pour les fumeurs

La vape s’inscrit dans une logique de réduction des risques et de sevrage tabagique progressif. Elle ne constitue pas une solution miracle, mais un outil parmi d’autres pour accompagner l’arrêt du tabac. En supprimant la combustion, elle modifie profondément l’impact environnemental du geste de fumer.

Réduction de l’exposition pour les proches

Le passage de la cigarette au vapotage permet de réduire drastiquement l’exposition de l’entourage aux substances toxiques. L’environnement domestique devient moins pollué et plus sain. Cette réduction de l’exposition est souvent citée comme une motivation supplémentaire pour les fumeurs souhaitant protéger leurs proches.

Bonnes pratiques pour vapoter de façon responsable

Même si le vapotage passif est moins exposant, certaines règles de bon sens restent importantes. Aérer régulièrement les pièces, éviter de vapoter à proximité d’enfants ou de personnes sensibles et respecter l’entourage permettent de limiter toute exposition inutile. Ces pratiques renforcent l’acceptabilité du vapotage dans un cadre familial ou professionnel.

  • Le vapotage passif est-il aussi dangereux que le tabagisme passif ?

    Non, les données scientifiques disponibles montrent que le vapotage passif n’expose pas aux mêmes niveaux de substances toxiques que le tabagisme passif. La fumée de tabac provient d’une combustion, ce qui génère de nombreux composés nocifs. Le vapotage produit un aérosol, sans combustion, avec une exposition nettement plus faible pour l’entourage.

  • Que respire réellement l’entourage lors du vapotage passif ?

    L’entourage inhale une partie de l’aérosol expiré par le vapoteur, composé principalement de propylène glycol, de glycérine végétale et éventuellement de nicotine. Cet aérosol se disperse rapidement dans l’air. Il ne contient pas de monoxyde de carbone, contrairement à la fumée de cigarette.
  • Le vapotage passif contient-il de la nicotine ?

    Oui, mais en quantités très faibles. Les études montrent que la nicotine présente dans l’air ambiant lors du vapotage est transitoire et à des niveaux très inférieurs à ceux observés avec le tabagisme passif. Cette exposition reste largement inférieure à celle subie par un fumeur actif.
  • Le vapotage passif est-il dangereux pour les enfants ?

    Les autorités sanitaires recommandent un principe de précaution, notamment en présence d’enfants. Toutefois, les études disponibles indiquent que l’exposition liée au vapotage passif est bien moindre que celle du tabagisme passif. Remplacer la cigarette par la vape réduit significativement la pollution de l’air intérieur.
  • La fumée de cigarette électronique reste-t-elle dans l’air ?

    L’aérosol de la cigarette électronique se dissipe beaucoup plus rapidement que la fumée de tabac. Il ne génère pas de fumée tertiaire comparable, c’est-à-dire de résidus persistants sur les surfaces. Cela contribue à une meilleure qualité de l’air intérieur par rapport au tabac.
  • Que disent les études scientifiques sur le vapotage passif ?

    Une étude de l’Institut norvégien de santé publique (2022) montre que l’exposition passive au vapotage entraîne des niveaux de nicotine ambiante très faibles. L’Inserm souligne également que cette exposition est nettement inférieure à celle du tabagisme passif.
  • Le vapotage passif est-il totalement sans risque ?

    Aucune exposition n’est considérée comme totalement neutre. Cependant, le vapotage passif s’inscrit dans une logique de réduction des risques par rapport au tabagisme passif. Les autorités recommandent de limiter l’exposition inutile, notamment dans les lieux clos et mal ventilés.
  • Le vapotage peut-il aider à protéger l’entourage lors de l’arrêt du tabac ?

    Oui. En remplaçant la cigarette par la vape, le fumeur réduit fortement l’exposition de ses proches aux substances toxiques issues de la combustion. Cela représente un bénéfice indirect important dans une démarche d’arrêt du tabac et de sevrage tabagique.
  • Est-il conseillé de vapoter à l’intérieur ?

    Même si le vapotage passif est moins exposant que le tabagisme passif, il est recommandé d’adopter des règles de bon sens. Aérer régulièrement les pièces et éviter de vapoter en présence de personnes sensibles permet de limiter toute exposition inutile et de préserver un environnement sain.
  • Vapotage passif et sevrage tabagique sont-ils liés ?

    Oui. Le vapotage est souvent utilisé comme un outil d’aide au sevrage tabagique. En supprimant la combustion, il réduit non seulement les risques pour le fumeur, mais aussi l’impact sur l’entourage. Cette dimension collective est un levier important dans l’arrêt du tabac.

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Projet de loi 2026 : la vape menacée en France ?

Projet de loi de Finances 2026 : la vape en danger ?

Depuis quelques jours, le monde de la vape retient son souffle. Le gouvernement a dévoilé le projet de loi de Finances 2026, et parmi les nombreuses mesures annoncées, plusieurs concernent directement le vapotage. Une taxe sur les e-liquides, l’interdiction de la vente en ligne, et un changement de statut pour les boutiques spécialisées : trois dispositions qui, si elles étaient votées en l’état, pourraient profondément transformer (ou fragiliser) la filière.

Une nouvelle taxe sur les e-liquides

Le texte prévoit une fiscalisation des e-liquides, sur le modèle des accises déjà appliquées au tabac. Deux niveaux de taxation sont proposés :

  • 0,03 € par millilitre pour les liquides contenant jusqu’à 15 mg/ml de nicotine ;

  • 0,05 € par millilitre au-delà de ce seuil.

Concrètement, cela représenterait 0,50 € de plus sur un flacon de 10 ml à taux élevé, si la taxe était entièrement répercutée sur le prix final.

Pour les vapoteurs, cette hausse peut sembler modeste à première vue, mais son impact cumulé est loin d’être négligeable — d’autant plus qu’elle s’appliquerait à tous les liquides nicotinés, y compris ceux utilisés dans des dispositifs visant à réduire ou arrêter le tabac.

👉 Une mesure paradoxale, quand on sait que la vape est reconnue par de nombreuses autorités de santé comme une alternative bien moins nocive à la cigarette. Taxer la vape, c’est aussi risquer de pénaliser les fumeurs qui cherchent à s’en détacher.

Fin de la vente en ligne : un retour en arrière ?

Autre mesure choc : l’interdiction totale de la vente à distance de produits du vapotage. En clair, il deviendrait impossible pour un particulier d’acheter en ligne des e-liquides, du matériel ou des accessoires.

Cette disposition, inscrite noir sur blanc dans le projet de loi, aurait des conséquences immédiates :

  • disparition pure et simple du e-commerce de la vape,

  • perte de confort et de liberté pour les consommateurs,

  • et surtout, un tiers du marché qui s’évaporerait du jour au lendemain.

Pour beaucoup de vapoteurs, notamment ceux vivant dans des zones rurales ou sans boutique proche, cette mesure reviendrait à les priver d’accès à leurs produits habituels. Sans parler des risques d’un marché parallèle, incontrôlé et potentiellement dangereux pour la santé publique.

Les boutiques spécialisées sous agrément : vers une mise sous tutelle ?

Le projet de loi ne s’arrête pas là. Il prévoit également de soumettre les vape shops à un agrément d’État, les plaçant dans le même cadre administratif que les bureaux de tabac.

Seuls les buralistes ou les établissements agréés par l’administration pourraient vendre des produits du vapotage. Ces commerces devraient remplir des conditions strictes d’honorabilité, de formation et de capacité juridique, précisées plus tard par décret.

Sur le papier, cela peut sembler une simple formalité. Dans les faits, cela reviendrait à mettre sous tutelle un réseau indépendant qui s’est développé depuis plus de dix ans, souvent porté par d’anciens fumeurs passionnés.

Les conséquences ? Des charges administratives lourdes, des coûts supplémentaires, et un risque réel de disparition de centaines de boutiques. Le tout au profit d’un réseau de distribution centralisé, contrôlé, et beaucoup moins proche des vapoteurs.

Une mesure à contre-courant de la santé publique

Ces nouvelles règles s’inscrivent officiellement dans le Plan national antitabac 2023–2027. L’objectif affiché du gouvernement : harmoniser la fiscalité des “produits à fumer”.
Mais le problème, c’est que la vape n’est pas un produit à fumer.

Assimiler la cigarette électronique au tabac, c’est nier son rôle de réduction des risques.
Depuis son arrivée sur le marché, la vape a permis à des millions de Français de sortir du tabagisme. Elle reste aujourd’hui le moyen le plus efficace pour décrocher de la cigarette traditionnelle.

De nombreuses études — françaises comme internationales — montrent que la vape est au moins 90 % moins nocive que le tabac. Alors pourquoi la traiter comme telle ?

La mobilisation s’organise

Face à ce projet de loi, la FIVAPE (Fédération interprofessionnelle de la vape) a réagi immédiatement, dénonçant une mesure “à contre-courant de l’intérêt général et de la santé publique”. L’organisation a annoncé mobiliser tous ses moyens pour obtenir le retrait de l’article 23 du texte.

Pour permettre à chacun de faire entendre sa voix, la FIVAPE a également lancé une pétition nationale intitulée “Ne tuez pas la vape”, disponible sur Change.org.

De nombreux professionnels de la vape, associations de consommateurs et vapoteurs indépendants partagent cette inquiétude.
L’esprit du secteur a toujours reposé sur une idée simple : proposer une alternative libre, responsable et accessible.

Et maintenant ?

Chez Oliquide, nous croyons profondément à la vape comme outil de liberté et de santé publique.
Ce projet de loi, tel qu’il est rédigé aujourd’hui, risque de freiner un mouvement positif qui a déjà fait ses preuves.

Nous suivrons attentivement l’évolution du texte dans les semaines à venir et continuerons à informer, expliquer et défendre une vape indépendante, respectueuse des vapoteurs comme des anciens fumeurs.

En attendant, restons vigilants, unis, et surtout… continuons à vapoter librement.

FAQ – Projet de loi 2026 et vape : ce qu’il faut savoir

  • Qu’est-ce que le projet de loi de Finances 2026 change pour la vape ?

    Le projet de loi de Finances 2026 introduit trois grandes mesures concernant la vape :

    • une taxe sur les e-liquides,

    • l’interdiction de la vente en ligne,

    • et un changement de statut pour les boutiques spécialisées, qui devraient obtenir un agrément d’État pour continuer à vendre des produits du vapotage.

    Ces dispositions sont regroupées dans l’article 23 du texte.

  • Combien coûtera la taxe sur les e-liquides ?

    Le gouvernement prévoit une taxe de :

    • 0,03 € par millilitre pour les e-liquides jusqu’à 15 mg/ml de nicotine,

    • 0,05 € par millilitre au-delà.

    Concrètement, cela représente environ 0,30 à 0,50 € supplémentaires par flacon de 10 ml.
    Cette hausse pourrait être répercutée directement sur le prix final payé par le consommateur.

  • La vente en ligne de produits de vape sera-t-elle vraiment interdite ?

    Oui, si le texte est adopté tel quel.
    L’article L.3513-18-4 interdit toute vente à distance de produits du vapotage à destination des particuliers.
    Cela signifie que les sites e-commerce spécialisés, comme Oliquide ou d’autres boutiques en ligne, ne pourraient plus vendre d’e-liquides, de matériel ou d’accessoires.

  • Que va devenir mon vape shop préféré ?

    Les boutiques physiques devront être “agréées par l’administration” pour pouvoir continuer leur activité.
    Elles devront répondre à des critères d’honorabilité, de formation et de conformité fixés par décret.
    En pratique, cela pourrait alourdir considérablement les démarches pour les gérants et menacer la survie de nombreuses petites enseignes indépendantes.

  • Pourquoi assimiler la vape aux produits du tabac pose problème ?

    Parce que la vape n’est pas du tabac.
    Elle ne contient pas de combustion, pas de goudrons, et beaucoup moins de substances toxiques.
    La traiter comme un produit du tabac, c’est nier son rôle de réduction des risques, pourtant reconnu par de nombreuses études et par Santé publique France.
    Cette assimilation risque d’envoyer un mauvais message aux fumeurs en quête d’une alternative plus saine.

  • Est-ce que ces mesures sont déjà votées ?

    Pas encore.
    Le projet de loi de Finances 2026 est actuellement en discussion au Parlement.
    Les débats et amendements vont se poursuivre dans les prochaines semaines avant un vote définitif.
    Il est donc encore possible d’agir pour faire évoluer le texte.

  • Quelle est la position d’Oliquide sur ce projet de loi ?

    Chez Oliquide, nous défendons une vape libre, responsable et indépendante, au service de la santé publique et de la liberté de choix des fumeurs.
    Nous croyons en une vape encadrée mais pas étouffée, accessible à tous ceux qui souhaitent dire adieu au tabac.
    Nous continuerons à informer, mobiliser et accompagner notre communauté tout au long de cette période.

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Fumer ou vapoter en terrasse ? En Belgique, ce sera bientôt interdit

Fumer ou vapoter en terrasse ? En Belgique, ce sera bientôt interdit

C’est une petite révolution qui se prépare de l’autre côté de la frontière.
À partir du 1er janvier 2027, il sera interdit de fumer et de vapoter sur les terrasses en Belgique. Oui, même dehors, au soleil, avec un café ou une bière à la main.

Le gouvernement belge a décidé d’étendre l’interdiction déjà en place à l’intérieur des lieux publics. Objectif : protéger la santé, mais aussi réduire la visibilité du tabac… et désormais, de la vape.

Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ?

À partir de 2027, les terrasses de cafés, restaurants, bars, brasseries (et même les clubs de cigares ou bars à chicha) seront entièrement non-fumeurs… et non-vapoteurs.

L’interdiction s’appliquera aussi dans un rayon de 10 mètres autour de ces terrasses.
Autrement dit : il faudra s’éloigner un peu pour pouvoir allumer sa clope ou sortir sa vape.

Les établissements devront afficher clairement cette nouvelle règle et retirer les cendriers.
Et si quelqu’un fume ou vape malgré tout, c’est le consommateur qui risque une amende, pas le patron du café (du moment qu’il a respecté ses obligations).

Pourquoi cette mesure ?

Le gouvernement belge explique vouloir protéger les non-fumeurs, mais aussi dénormaliser le geste de fumer et de vapoter.
L’idée, c’est que moins on voit de gens fumer ou vapoter, moins les jeunes auront envie de commencer.

Cette décision s’inscrit dans un plan plus large : celui d’une “génération sans tabac” à l’horizon 2040.

Mais en plaçant la vape dans le même panier que le tabac, le message passe mal pour une partie de la population — notamment les vapoteurs qui voient dans la e-cigarette un outil de sevrage, pas une menace pour les autres.

Dans les cafés, l’inquiétude monte

Du côté des restaurateurs et cafetiers, la nouvelle ne passe pas très bien.
Beaucoup craignent que les clients fumeurs et vapoteurs désertent les terrasses ou préfèrent rester chez eux.
D’autres redoutent des tensions avec les clients qui ne comprendront pas la règle ou refuseront de s’y plier.

Et il reste encore beaucoup de zones floues :

  • Qui va contrôler ?
  • Comment appliquer la loi sur les grandes terrasses ouvertes ?
  • Que faire pendant les festivals, marchés ou braderies ?

Pour l’instant, le gouvernement n’a pas encore répondu à toutes ces questions.

Et pour les vapoteurs ?

Soyons honnêtes : cette mesure a du mal à passer.
Vapoter, ce n’est pas fumer. Et beaucoup ne comprennent pas pourquoi la e-cigarette, pourtant reconnue comme une alternative bien moins nocive, est mise sur le même plan que le tabac.

Mais du point de vue des autorités, la logique est avant tout visuelle et sociale : le geste de vapoter ressemble à celui de fumer, donc il entretient, selon eux, une certaine normalisation du tabac.

En pratique, ça veut dire qu’à partir de 2027, il faudra poser sa vape avant de s’asseoir en terrasse, ou marcher quelques mètres plus loin pour en profiter.

Notre regard chez Oliquide 💭

Chez Oliquide, on comprend bien l’intention : protéger la santé publique, éviter les mauvaises habitudes et encourager une société moins dépendante au tabac.
Mais on ne peut s’empêcher de penser que la vape mérite un traitement à part.

Parce qu’elle n’est pas le problème… elle fait partie de la solution.
Des milliers de personnes ont arrêté de fumer grâce à elle, et c’est dommage de brouiller ce message en l’interdisant partout où l’on interdit la cigarette.

Espérons que, d’ici 2027, le débat puisse encore évoluer — et que la vape garde sa place comme outil de réduction des risques, pas comme un bouc émissaire du tabac.

FAQ – Interdiction de fumer et de vapoter en terrasse en Belgique

  • Depuis quand la loi interdit-elle de fumer ou vapoter en terrasse ?

    La nouvelle réglementation entrera en vigueur à partir de 2025. Elle vise à étendre l’interdiction déjà en place dans les lieux publics fermés aux terrasses couvertes ou partiellement fermées, considérées comme des espaces semi-clos.

  • Est-ce que toutes les terrasses sont concernées ?

    Non, seules les terrasses couvertes (par un toit, un auvent ou des parois latérales) sont concernées par l’interdiction.
    Si la terrasse est totalement à l’air libre, sans parois ni toit, il reste possible d’y fumer ou vapoter — sauf si le propriétaire du café ou du restaurant décide lui-même d’interdire ces pratiques.

  • Pourquoi cette loi a-t-elle été mise en place ?

    L’objectif est de protéger les non-fumeurs, notamment les enfants et le personnel horeca, contre le tabagisme passif et le vapotage passif. Le gouvernement belge souhaite aussi dénormaliser l’usage du tabac et de la vape dans les lieux publics.

  • Est-ce que la cigarette électronique est vraiment concernée ?

    Oui. La loi fait explicitement référence au vapotage. Même si la vapeur d’une e-cigarette ne contient pas de tabac, elle est soumise aux mêmes règles que la cigarette classique dans les lieux publics.

  • Que risque-t-on en cas d’infraction ?

    Les contrevenants s’exposent à une amende administrative. Les établissements qui ne font pas respecter la règle peuvent également être sanctionnés. Les montants varient selon la gravité et la récidive, mais peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros.

  • Est-ce que je peux encore vapoter dans un parc ou dans la rue ?

    Oui, pour le moment il reste autorisé de vapoter à l’extérieur, dans les lieux ouverts comme la rue, les parcs ou les plages, tant qu’aucune interdiction locale spécifique n’est affichée.

  • Et les vapoteurs dans tout ça ?

    Beaucoup de vapoteurs regrettent cette mesure, estimant que la vape n’a pas le même impact que la cigarette classique. D’autres y voient une occasion de faire évoluer la perception publique et de rappeler que vapoter, même si c’est une alternative moins nocive, reste un acte qui peut gêner l’entourage.

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Interdiction des sachets de nicotine : la France dit stop

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Interdiction des sachets de nicotine (pouches) : la France s’engage vers une nouvelle restriction

Après les puffs jetables, c’est désormais au tour des sachets de nicotine ou pouches d’être dans le viseur du gouvernement français. Le 24 février 2025, la France a officiellement notifié à la Commission européenne son projet d’interdiction totale de ces produits. Derrière cette décision, une volonté affichée : protéger la jeunesse et encadrer l’usage de la nicotine. Mais cette mesure suscite de vifs débats, notamment du côté des défenseurs de la réduction des risques tabagiques.
Alors, que prévoit réellement cette interdiction ? Et quelles conséquences pour les consommateurs, les professionnels et le marché de la vape ?

Ce que prévoit la France

La France souhaite interdire toute forme de produit à usage oral contenant de la nicotine, sauf ceux à vocation pharmaceutique.
Cela inclut :

  • les sachets de nicotine (pouches),

  • les pastilles, gommes, billes, bandelettes et liquides à usage oral,

  • ainsi que toute forme dérivée susceptible de contourner la mesure.

L’objectif affiché est de prévenir la diffusion de produits attractifs pour les jeunes.
La notification envoyée à la Commission européenne, référencée 2025/0110/FR, ouvre une période de trois mois durant laquelle Bruxelles doit examiner la légitimité et la proportionnalité du projet français.

Les arguments avancés par le gouvernement

Du côté du ministère de la Santé, l’interdiction est justifiée par la protection de la santé publique :

  • La nicotine, même sans tabac, reste un stimulant pouvant influencer le système cardiovasculaire.

  • Le marketing coloré et les saveurs attractives seraient susceptibles d’inciter les jeunes à expérimenter la nicotine.

  • Selon les autorités, 131 cas d’intoxication auraient été recensés en 2022 par les centres antipoison français, dont certains liés aux sachets nicotinés.

Ces données servent de base au projet d’interdiction. Le gouvernement estime donc la mesure nécessaire et proportionnée pour limiter les risques d’initiation à la nicotine.

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Les zones d’ombre de cette interdiction

Du côté des associations de vapoteurs et des acteurs de la réduction des risques, le discours est tout autre.
Les pouches ne contiennent aucun tabac et représentent, pour certains fumeurs, une alternative sans combustion.
En interdisant ces produits, la France pourrait priver une partie des utilisateurs d’un outil de transition efficace vers l’arrêt du tabac.

De plus, les chiffres avancés par le gouvernement semblent divergents : selon l’ANSES, entre 2017 et 2022, seuls 47 cas d’intoxication liés aux produits nicotinés oraux ont été confirmés, un nombre bien inférieur aux 131 cas annoncés.

Enfin, plusieurs experts rappellent que la nicotine, utilisée seule, n’a rien de comparable avec les effets délétères du tabac brûlé.
L’exemple de la Suède, où le snus (et désormais les pouches) a contribué à réduire drastiquement le taux de tabagisme, montre qu’une approche pragmatique peut porter ses fruits sans interdiction totale.

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Quelles conséquences pour les consommateurs ?

    Si l’interdiction entre en vigueur après validation européenne, elle pourrait avoir plusieurs effets :

    • Suppression d’une alternative nicotinée sans tabac, poussant certains consommateurs à se tourner vers des produits plus nocifs.

    • Ralentissement de la dynamique de sevrage tabagique, alors même que la vape et les produits nicotinés contrôlés montrent de bons résultats.

    • Impact économique pour les fabricants et distributeurs spécialisés.

    Ce durcissement législatif semble s’inscrire dans une tendance plus globale de répression de la nicotine, amorcée avec les puffs, et qui pourrait à terme toucher d’autres produits comme certains arômes ou boosters.

    Conclusion : une approche à repenser

    La lutte contre le tabagisme reste une priorité de santé publique, mais interdire la nicotine sans fumée revient à confondre cause et conséquence.
    Au lieu d’une interdiction totale, une réglementation stricte encadrant les taux de nicotine, la publicité et la vente aux mineurs pourrait offrir un meilleur équilibre entre santé publique et liberté de choix.

    En France comme ailleurs, il devient urgent de distinguer la nicotine du tabac et de reconnaître la vape et les produits alternatifs comme des leviers de réduction des risques, et non comme des menaces.

    FAQ 

    • Qu’est-ce qu’un sachet de nicotine ?

      Un sachet de nicotine (ou nicotine pouch) est un petit sachet blanc, sans tabac, contenant de la nicotine, des arômes et des fibres végétales. Il se place entre la gencive et la lèvre, libérant progressivement la nicotine dans la bouche.
      Ces produits offrent une alternative sans fumée aux cigarettes traditionnelles, souvent utilisés pour réduire ou arrêter le tabac.

    • Pourquoi la France veut-elle interdire les sachets de nicotine ?

      Le gouvernement justifie cette interdiction par la protection de la santé publique, notamment celle des jeunes.
      Les sachets sont jugés trop attractifs (saveurs, packaging, facilité d’usage) et pourraient favoriser l’initiation à la nicotine.
      La France a donc notifié à la Commission européenne son intention d’interdire tous les produits oraux contenant de la nicotine, sauf ceux à usage pharmaceutique.

    • Quand cette interdiction pourrait-elle entrer en vigueur ?

      La procédure est en cours depuis février 2025.
      La Commission européenne dispose de trois mois pour examiner la demande française (référence 2025/0110/FR).
      Si aucun veto n’est émis, la loi d’interdiction pourrait être adoptée en France dans le courant de l’année 2025.

    • Les sachets de nicotine sont-ils dangereux pour la santé ?

      Les sachets de nicotine ne contiennent pas de tabac et n’impliquent aucune combustion, ce qui les rend moins nocifs que la cigarette classique.
      Cependant, la nicotine reste une substance addictive, et son usage excessif peut entraîner une accélération du rythme cardiaque ou des effets indésirables.
      C’est pourquoi de nombreux experts plaident pour un encadrement plutôt qu’une interdiction pure et simple.

    • En quoi les sachets de nicotine diffèrent-ils de la cigarette électronique ?

      La cigarette électronique délivre de la nicotine par inhalation de vapeur, tandis que les pouches libèrent la nicotine par voie orale.
      Les deux produits visent le même objectif : réduire les risques liés au tabac.
      Toutefois, la vape reste mieux encadrée et étudiée scientifiquement, alors que les sachets demeurent plus récents sur le marché européen.

    • Que dit l’exemple suédois sur l’usage des produits nicotinés oraux ?

      En Suède, des produits similaires appelés snus sont autorisés depuis des décennies.
      Résultat : le pays affiche l’un des taux de tabagisme les plus bas d’Europe et une mortalité liée au tabac parmi les plus faibles.
      Cet exemple démontre qu’une approche fondée sur la réduction des risques, plutôt que sur l’interdiction, peut s’avérer efficace.

    • Que vont devenir les marques et distributeurs de pouches ?

      Si la mesure est validée, les entreprises françaises et européennes vendant des sachets de nicotine devront cesser la commercialisation de ces produits.
      Certaines pourraient se réorienter vers la vape ou d’autres alternatives sans tabac.
      Du côté des consommateurs, cette interdiction pourrait réduire l’accès à des solutions de sevrage moins nocives que le tabac.

    • Quels sont les recours possibles contre cette interdiction ?

      Les associations de vapoteurs, comme Sovape ou JeSuisVapoteur.org, appellent à la mobilisation citoyenne pour défendre la liberté de choix et la réduction des risques.
      Il est possible de contacter les députés européens ou de soutenir les initiatives de plaidoyer afin d’obtenir un cadre réglementaire équilibré plutôt qu’une interdiction totale.

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    Nouvelle taxe sur le vapotage 2025 : une menace pour les vapoteurs et ex-fumeurs

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    Nouvelle taxe sur le vapotage : une menace pour la santé publique et les ex-fumeurs

    La cigarette électronique s’est imposée ces dix dernières années comme l’outil numéro un du sevrage tabagique en France. Elle a permis à plus de 2 millions de fumeurs de tourner la page du tabac, et contribue à faire chuter les chiffres du tabagisme, notamment chez les plus jeunes. Pourtant, malgré ce succès incontestable, la vape est à nouveau dans le viseur du législateur.

    Selon une enquête publiée par Les Échos, un projet de budget hérité du gouvernement Bayrou prévoit la création d’une nouvelle taxe sur les e-liquides. Le risque ? Qu’elle soit reprise telle quelle par le nouvel exécutif, faute de temps avant la date butoir du 13 octobre pour présenter la loi de finances 2026.

    La FIVAPE, fédération qui regroupe les professionnels de la filière indépendante, ainsi que de nombreuses associations d’usagers et de santé publique, dénoncent unanimement une mesure injuste, antisociale et contre-productive. Décryptons ensemble les enjeux d’une décision qui pourrait bien freiner la dynamique actuelle de sortie du tabac.

    Le vapotage : un outil de sevrage reconnu et efficace

    Des études scientifiques solides

    Depuis son apparition, la cigarette électronique fait l’objet de débats passionnés. Mais les faits scientifiques, eux, s’accumulent.

    • Une revue Cochrane (2023) conclut que le vapotage double les chances d’arrêt par rapport aux substituts classiques comme les patchs ou les gommes.

    • Une étude australienne de 2024 montre même que l’efficacité grimpe à trois fois plus pour les populations les plus fragilisées économiquement, celles qui affichent les taux de tabagisme les plus élevés.

    La raison est simple : la vape permet de fournir de la nicotine sans combustion, éliminant ainsi goudrons et monoxyde de carbone, responsables de la majorité des cancers, maladies cardiovasculaires et respiratoires.

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    Un succès déjà visible en France

    Les résultats sont tangibles. Selon l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et des Tendances addictives) :

    • Le tabagisme des jeunes de 16 ans a été divisé par 5 en dix ans.

    • Plus de 4 millions de Français utilisent la cigarette électronique, dont une grande majorité sont d’anciens fumeurs.

    Autrement dit, la vape fonctionne. Elle est aujourd’hui l’alternative la plus populaire et la plus crédible au tabac.

    Une taxe qui pénalise les fumeurs en cours de sevrage

    Des niveaux de nicotine stratégiques

    Le projet révélé prévoit une taxation à deux niveaux :

    • 3 centimes par ml jusqu’à 15 mg/ml de nicotine,

    • 5 centimes par ml au-delà.

    Cette progressivité paraît logique sur le papier, mais elle est en réalité profondément injuste. Car ce sont les taux élevés de nicotine (souvent 16 à 20 mg/ml en e-liquides aux sels de nicotine) qui offrent le meilleur soutien en début de sevrage tabagique. Décourager leur usage revient à compliquer la vie des fumeurs qui essaient de quitter la cigarette.

    Un frein économique

    Aujourd’hui déjà, un flacon de 10 ml de e-liquide est vendu entre 4,90 € et 6,90 €. Avec une taxe de 5 centimes/ml, c’est 50 centimes de plus par flacon, soit une hausse de près de 10 %. Ajoutée à la TVA de 20 %, la facture grimperait vite pour les vapoteurs réguliers.

    Or, la motivation économique est l’une des premières raisons pour lesquelles les fumeurs basculent vers la vape. Si celle-ci devient trop chère, une partie risque de retourner vers le tabac, qui reste disponible partout et dont les prix, bien que très élevés, sont parfois absorbés dans le budget quotidien par habitude.

    Une mesure antisociale et pro-tabac

    Des inégalités renforcées

    Le tabagisme touche encore 30 % de la population adulte française, avec de fortes disparités sociales :

    • 17 % de fumeurs quotidiens chez les plus aisés,

    • plus de 35 % chez les plus précaires.

    Ce sont précisément ces derniers qui bénéficient le plus de la vape comme outil de réduction des risques. Les taxer davantage, c’est aggraver les inégalités de santé publique et freiner la dynamique de sortie du tabac dans les milieux populaires.

    Un cadeau déguisé à l’industrie du tabac

    Les associations pointent aussi le cynisme de cette mesure. L’industrie du tabac, responsable de 75 000 morts par an en France, profite de chaque entrave faite à la vape. Elle alimente le doute en entretenant le mythe de l’« effet passerelle » (l’idée que la vape conduirait au tabac chez les jeunes), alors que les données récentes montrent exactement l’inverse.

    En taxant la cigarette électronique, on la rapproche symboliquement du tabac et on laisse planer l’idée qu’elle est aussi nocive. C’est un véritable boulevard laissé aux cigarettiers.

    Un impact économique désastreux pour la filière indépendante

    La vape en France, ce n’est pas seulement un outil de santé publique, c’est aussi un secteur économique dynamique :

    • des milliers de boutiques spécialisées,

    • des centaines de fabricants indépendants,

    • des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects.

    L’application d’une taxe spécifique représenterait une double peine :

    • augmentation du prix final pour le consommateur,

    • lourdeurs administratives et logistiques pour les professionnels.

    Beaucoup de petites entreprises risqueraient de ne pas absorber ce choc, mettant en péril l’équilibre d’un marché déjà fragile face aux pressions européennes et à la concurrence internationale.

    L’Europe et la nécessité d’une stratégie cohérente

    Il faut également rappeler que l’Union européenne travaille actuellement sur une harmonisation des règles fiscales concernant la vape. Si la France décidait unilatéralement d’instaurer une taxe, elle devrait probablement revoir sa copie d’ici peu, avec un coût administratif supplémentaire. Une incohérence qui renforcerait l’instabilité du secteur et la défiance des usagers.

    Conclusion : soutenir la vape, c’est soutenir la santé publique

    La France reste l’un des pays européens les plus frappés par le tabagisme. Face à ce fléau qui tue 200 personnes par jour, la cigarette électronique représente un espoir concret. Loin d’être un gadget, elle constitue un outil majeur de réduction des risques et un allié précieux pour les fumeurs en quête de liberté.

    En instaurant une taxe injuste, on risque de punir les ex-fumeurs, d’affaiblir la filière indépendante et de servir les intérêts de l’industrie du tabac.

    Il est urgent que les pouvoirs publics changent de paradigme : plutôt que de freiner le développement du vapotage, ils devraient l’accompagner, l’encadrer et le promouvoir dans un esprit de santé publique et de confiance envers les citoyens.

    Taxer la vape, ce n’est pas équilibrer un budget. C’est déséquilibrer l’avenir de millions de fumeurs qui ont enfin trouvé une alternative crédible pour tourner la page du tabac.

    FAQ

    • Pourquoi parle-t-on d’une nouvelle taxe sur le vapotage en 2025 ?

      Un projet de budget révélé par Les Échos prévoit d’instaurer une taxe spécifique sur les e-liquides. Bien qu’initiée par le gouvernement précédent, cette mesure pourrait être reprise telle quelle par le nouvel exécutif dans le cadre de la loi de finances 2026.

    • Combien coûterait cette taxe pour les vapoteurs ?

      Le projet prévoit 3 centimes par millilitre jusqu’à 15 mg/ml de nicotine, puis 5 centimes au-delà. Concrètement, un flacon de 10 ml pourrait augmenter de 30 à 50 centimes, en plus de la TVA déjà appliquée à 20 %.

    • Pourquoi cette taxe est-elle jugée injuste ?

      Parce qu’elle touche en priorité les fumeurs en cours de sevrage, qui utilisent souvent des taux élevés de nicotine pour compenser leur dépendance. Ce sont ces e-liquides qui seraient les plus taxés, alors qu’ils sont les plus utiles au début du sevrage.

    • Quel est l’impact de la vape sur la santé publique ?

      Le vapotage permet de consommer de la nicotine sans combustion, supprimant ainsi goudrons et monoxyde de carbone, principaux responsables des maladies liées au tabac. Les études montrent que la vape est deux fois plus efficace que les substituts nicotiniques classiques, et même trois fois plus chez les plus précaires.

    • Qui s’oppose à cette taxe ?

      La FIVAPE, l’AIDUCE (association d’usagers) et la Fédération Addiction ont pris position contre cette mesure. Elles dénoncent un frein à la réduction des risques, un coup dur pour les ex-fumeurs et un signal favorable à l’industrie du tabac.

    • Quelles conséquences économiques pour la filière de la vape ?

      La taxe alourdirait les coûts pour les consommateurs et pour les professionnels (fabricants, distributeurs, boutiques spécialisées). Des milliers d’emplois locaux pourraient être menacés, alors que la filière indépendante joue un rôle central dans la lutte contre le tabagisme.

    • La vape est-elle un « tremplin » vers le tabac pour les jeunes ?

      Non. Les données de l’OFDT montrent que le tabagisme des jeunes a été divisé par 5 en dix ans. L’idée de « passerelle » est un mythe largement utilisé par l’industrie du tabac pour décrédibiliser la réduction des risques.

    • Que demande la FIVAPE au gouvernement ?

      La FIVAPE appelle les pouvoirs publics à ne pas inclure de taxe sur les e-liquides dans la loi de finances 2026 et à changer de stratégie : soutenir le vapotage comme outil de sevrage plutôt que de l’entraver.

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