Tout vapoteur s’est posé au moins une fois ces questions : quand est-ce que je dois changer ma résistance ? C’est quoi la règle ? Quand est-ce que je sais que c’est le moment de la changer ? C’est quoi la durée de vie d’une résistance pour cigarette électronique ?

En fait, c’est très simple. La règle, c’est qu’il n’y en a pas. Il y a tout juste des indications et c’est surtout quelques connaissances techniques et votre expérience de vapoteur qui vous permettra de sentir le moment où votre clearomiseur doit accueillir une nouvelle résistance toute neuve.

Comment c’est fait, une résistance ?

Pour bien comprendre, il faut déjà savoir de quoi est faite une résistance et comment ça marche. On va retrouver 2 éléments principaux : d’1 fil résistif, fait le plus souvent à partir de Kanthal, d’acier inoxydable, de Nichrome, d’inox, de Nickel ou de Titane, selon les modèles et d’1 mèche de fibre, le plus souvent du coton organique ou en céramique poreuse.

En activant la batterie de votre cigarette électronique, le fil résistif se met à chauffer et monte en température. Il chauffe la mèche qui est contact avec le fil. Sous l’effet de la chaleur, le liquide, imbibé par la mèche s’évapore et crée de la vapeur. C’est tout simple !

Alors, on la change quand, cette résistance ?

Que ce soit chez Aspire, Joyetech, Smok, Eleaf, Innokin, Kangertech, Justfog, GeekVape ou encore Vaporesso, les indications données sont à peu près les mêmes. Il est conseillé de changer votre résistance tous les 2 ou 3 semaines. Ce qui devrait correspondre à une quinzaine de remplissage de votre clearomiseur. Quand un vapoteur occasionnel changera sa résistance toutes les 3 semaines, un vapoteur de compét’, lui, devra le faire toutes les semaines.  Mais au-delà de vote rythme de bouffées journalières, d’autres facteurs interviennent dans la durabilité de la résistance :

  • Un manque d’amorçage : Lors de l’installation de votre résistance, vous devez l’amorcer. C’est-à-dire, mettre du liquide sur la mèche, installer la résistance dans le clearomiseur et le remplir de liquide. Il faudra alors attendre une bonne dizaine de minutes avant de pouvoir vapoter. Si votre coton organique n’est pas assez imbibé, au moment de la chauffe (quand vous mettez votre batterie sous tension en appuyant sur le switch, vous risquez de brûler la mèche et donner un arrière goût à votre liquide. Et surtout, vous allez réduire considérablement la durée de vie de votre résistance.
  • Le type de liquide que vous vapotez : un liquide riche en Glycérine Végétale (+ de 50%) est un liquide plus gras qui va encrasser plus rapidement votre résistance.
  • Un mauvais réglage : si vous vapotez à une puissance de batterie qui n’est pas compatible avec la valeur en ohm de votre résistance, vous allez l’user très rapidement, voir la  » crâmer  » illico !
  • Un choc : Si vous faites tomber votre cigarette électronique, il est possible que le fil résistif se brise et dans ce cas, le contact électrique est rompu et la chauffe ne se fait plus.
  • Un défaut de fabrication : vous vous en doutez, les résistances sont fabriquées à la chaîne et même les plus grandes marques ne sont pas à l’abri de faille dans le contrôle qualité.
Image d'un plateau reconstructible

PLATEAU RECONSTRUCTIBLE

Image d'une résistance Pré-montée

RÉSISTANCE PRÉ-MONTÉE

Peut-on réparer une résistance ?

À l’inverse d’une résistance reconstructible, il n’est pas possible de réparer une résistance pré-montée. La seule chose qui peut sauver votre résistance, c’est le nettoyage. Bien rincée sous l’eau chaude, voir chauffée dans de l’eau bouillante avec du bicarbonate de soude, vous allez pouvoir décrasser votre résistance et la nettoyée de tous ses résidus. Mais vous vous doutez bien que cela a ses limites.

Enfin, il existe la technique de  » Dry Burn « , couramment utilisée en reconstructible. Cette technique consiste à chauffer excessivement le fil afin de brûler les résidus. Considérons que cette technique est réservée aux experts. D’autant plus que des études en cours (Docteur Farsalinos) évoquent l’idée de transformations physiques du fil résistif au moment du Dry Burn, avec création de particules, qui pourrait être néfaste. À la suite du travail de ce scientifique.